Biographie

DESSIN

Céline Blasco, quand avez-vous commencé à peindre ?

Pendant la période de pandémie de Covid-19, mon activité artistique musicale s’est arrêtée et j’ai profité de cette parenthèse pour redécouvrir le plaisir et les joies du dessin. J’ai alors suivi une formation sur les bases du dessin ainsi que des cours dans un atelier de peinture.

Qu’est-ce qui vous intéresse dans le dessin et la peinture ?

J’ai trouvé beaucoup de parallèles entre l’écriture de la musique et le dessin. On conçoit un dessin comme on écrit une partition. On dessine comme on joue d’un instrument. C’est dans les deux cas une composition où l’on place une intention particulière, où l’on essaie d’allier le rythme, les contrastes, les couleurs (ou les notes), les vides (ou les silences)…
Le dessin et la peinture m’ont tout simplement ouvert d’autres horizons de créativité.

Avez-vous participé à des expositions ?

Cette exposition au Cuvier est ma première exposition. Elle répond à l’invitation des artistes Marie-Hélène Chemin et Wolfgang Michels qui m’ont chaleureusement encouragée dès mes débuts.

Quels sont vos médiums, vos sujets favoris, vos inspirations ?

Sur cette série, j’ai utilisé essentiellement l’encre de Chine, au pinceau, au calame ou à la plume, que j’ai associée aux encres colorées ou bien à l’aquarelle. J’aime l’élégance et le caractère de l’encre de Chine réveillée ici ou là par quelques touches de couleurs.
En 2023, j’ai effectué un travail sur le thème de la phylogénie du Vivant. J’ai représenté, dans un style réaliste, différentes espèces de l’Arbre du vivant (animaux, plantes, champignons) sous forme de gravures à l’encre de Chine et d’aquarelles. La série présentée aujourd’hui est inspirée de ce précédent travail mais dans une expression plus libre.

Interview réalisée en juin 2024 au Cuvier (Chaponost 69)

MUSIQUE

Théâtre Acte 2 Lyon, 2017

Chanteuse et guitariste d’origine espagnole, Céline Blasco s’inscrit dans le paysage musical de la chanson latine, dans la lignée des songwriters.

De sa voix chaude, elle tisse un équilibre subtil entre racines et exil, déchirement et espoir, pour délivrer un groove délicat et passionné.

Sur scène comme en studio, elle exprime son blues latin avec la complicité de Patrick Maradan à la contrebasse, et Stephan Maurel et Antony Gatta à la batterie et aux percussions.

Céline Blasco a également collaboré avec la sculpteuse Lucia Araneda (Théâtre de la Platte, 2000), les musiciennes Lilith Guégamian et Carine Salvado (Les rondeurs d’Argile 2002 et La Negra 2006), la chorégraphe Maguy Marin (Les carnets de la Velette, 2003), les compagnies de théâtre Narration (Livre en fête 2004 et festival Tout l’monde dehors 2005) et Chantiers libres (autour de Witold Gombrowicz, 2006) et le plasticien Pierre Constantin (Festival d’Avignon 2002 et Silencio 2017).